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Cette Foire aux Questions a pour objectif d’éclaircir un certain nombre de questions que vous vous posez peut-être au sujet de notre action ou de la cyberprostitution. Ne pouvant être totalement exhaustif, n’hésitez donc pas à nous contacter si vous avez des questions particulières à nous poser.
Est-ce que nous intervenons sur le terrain ?
Non, nous n’intervenons pas sur le terrain, notre mission est pour le moment purement didactique : à savoir sensibiliser, soutenir et signaler les dérapages des mariages par le biais des sites de rencontres.
Qui nous finance ?
Nos actions sont financées pour l’heure essentiellement par quelques dons de particuliers (Lift de Laurent Haug). Nous avons présenté aux autorités camerounaises notre projet avec un cahier des charges bien argumenté, nous attendons toujours une réponse. Il est très difficile d’obtenir des subventions publiques et notre situation financière est toujours très précaire.
Quels sont les principaux obstacles que vous rencontrez ?
Le principal obstacle rencontré est l’incrédulité des gens devant le phénomène très choquant qu’est la Prostitution des Africaines mariées par Internet et qui se retrouvent dans la rue à la merci des proxénètes. On ne voulait ou ne pouvait pas y croire, c’était des « histoires de journalistes », nous disent la majorité de nos interlocuteurs. D’une façon générale, changer les mentalités, faire évoluer les comportements. Trouver des financements est une autre bataille.
De quels soutiens disposez-vous ?
Les soutiens sont soit particuliers, par les dons, le bénévolat, soit politique, quand des décideurs s’intéressent suffisamment à la cause pour porter le problème devant les instances et représentations nationales, de sorte que des lois soient votées.
Quels sont vos besoins ?
Nos besoins les plus pressants sont financiers et humains. Nous avons besoin des témoignages, nous avons besoin de décisions politiques, pour nous aider à mettre en œuvre des programmes de sensibilisation par voie de presse, les affichages, les séminaires et conférences.
Quelles sont vos principales actions ?
Nous menons sans cesse des actions d’information et de sensibilisation sur les dangers d’Internet et des mariages par Internet, principalement dans les collèges et lycées, en organisant des séminaires et conférences. Nous travaillons sur la préparation de campagnes adaptées aux divers publics que nous voulons toucher - par exemple les élèves et étudiantes.
Combien y a-t-il d’Africaines mariées par le biais d’Internet prostitués dans le monde ?
Les chiffres dont nous disposons datent de 2005. Selon qu’elles émanent des ONG ou des autorités françaises, les estimations varient : 500 000 Africaines se prostituaient en Europe. Ce nombre est en constante croissance. Et 9 fois sur 10, les filles ayant contracté des mariages par Internet sont prostituées par leurs époux. Sur 100 filles sorties de la rue et en situation régulière, une seule travaille. Les autres deviennent des proxénètes à leur tour et font venir des filles d’Afrique.